Pour prendre un bus ou une voiture, Aldo et Ramonetta doivent faire peau neuve. Alors que l'on s'exécute au nettoyage de nos deux montures dans la rue, Jesus s'arrête pour discuter. Il nous propose de venir chez sa mère pour passer un coup de jet. Génial ! D'autant que les vélos sont plein de sel en plus de cette boue aux propriétés collantes impressionnantes.
La chance serait-elle de retour ?
Pas si sûr...
En début d'après midi, nous décidons de tenter le coup et d'attendre un véhicule, quelqu'il soit, sur le bord de la route. Direction Jirira, Uyuni ou encore Oruro, peut importe, il faut sortir de ce trou maudit pour nous.
Nous attendons, nous attendons, nous attendons, rien. Après 2 heures et un passge quasi nul, nous remontons résignés sur la place centrale et prenons un billet de bus pour Challapata. Il paraît que des bus partent tous les jours pour Uyuni.
Après 5-6 heures de piste défoncée, nous arrivons vers minuit sous une pluie diluvienne. C'est le parcours du combattant pour trouver un hébergement. Alors que nous commençons à baisser les bras. Nous voyons des bus. Tous pour La Paz ou Cochabamba. Un petit restaurant est ouvert. Transits par la pluie et le froid, nous nous pausons pour réfléchir. On nous indique un alojamiento (sorte d'hotel) de l'autre côté de la route. On nous ouvre enfin les portes du sommeil.