
Yannos :
Reveil a 3h ;enfin dormai-je ???Pas sur…L’excitation ,le stress,l’interrogation m’ont fait passe une courte nuit.Revoir la famille,les amis,reprendre « une vie normale »…Meme si j’ai bien envie de me poser,la transition m’inquiete un peu…Il faut aussi avouer que prendre l’avion ne me rassure jamais…
Car oui !je rentre une semaine plus tot.Rester une semaine de plus a La Paz ne me tentait guere.Il y a bien des activites mais les economies ont un peu fondu….De meme,je dois avouer que filer avec Fanch et Chip ne me disait guere.La fin de mon voyage etait a La Paz,j’y suis arrive en velo.Pour moi,la boucle etait bouclee...
Je n’ai pas eu de nouvelles de Fanch et Chip avant de partir,la route doit etre plus longue que prevue…En tout cas,mon cœur est avec eux et j espere que Fanch profite de ses ultimes instants en Amerique du Sud.Il est bien accompagne...Entre "fous geniaux"....
Je file donc vers El Alto a l’aeroport ou j’entends mon nom en espagnol.Je dois aller a l’accueil ;c’est rigolo « Le Clouerec »en castellano !Ce qui l’est moins,c’est que c’etait pour recuperer mon passeport.C’est pas vrai vous dites-vous ?Je ne suis pas surpris….question d’habitude…
La suite n’est que vol ou il est bien difficile de trouver le sommeil.A l’arrivee a Roissy,tout paraît simple ,tout le monde parle francais.L’agitation m’est totalement etrangere.Je suis la sans etre la ,je regarde ca avec amusement.J’ai realise mon reve….Fin de l’histoire,de cette histoire....
Merci a vie mon Fanch....
Fanch :
Tous les matins, le chant du coq lève le jour. La nature s'exprime, les oiseaux gazouillent, les grillons grillonent :-)
Les moustiques sont tout autant voraces qu'hier. je crois qu'il va falloire s'y habituer.
Pour notre petit déjeuner, nous nous arrêtons dans une tienda qui juche le bord de la route. La désinvolte tenancière veut que je lui donne mon vélo (sans plaisanter aucunement). Je lui dis que sans lui, mon voyage est fini. "ce n'est pas grave, tu as beaucoup d'argent tu n'auras qu'à en racheter un !" me répond-elle naturellement. Comment peut-on juger les gens aussi vite ? Connaît-elle les heures que j'ai passé à bosser pour me rendre en Amérique du Sud ? Les coups de pédale et la dureté des efforts pour arriver jusqu'ici alors que j'aurais pu venir ici en bus comme la plupart des touristes (qui s'arrêtent beaucoup plus loin d'ailleurs) ? NON ! Dégouté, je préfère tourner les talons et m'en aller sans créer de polémique, je pourrais être méchant... Quelque part je la comprends mais d'un autre côté...
2 heures plus tard, nous avons couvert plus de 30 km. Le soleil commence à taper fort. Nous décidons de marquer une pause dans un petit village. très vite c'est l'attroupement, petits et grands se joignent à nous.
On nous dévisage de la tête aux pieds, on nous écoute parler. Nous sommes de vraies bêtes curieuses. Seulement 2 à 3 cyclistes passent par cette route chaque année sans forcément s'arrêter là.
Les 20 derniers km sont exténuants. Du sable, de la caillasse, des galets... Nous n'avançons plus, il fait un soleil de plomb. Notre mental est mis à rude épreuve.
La fatigue disparaît en même temps qu'apparaît le village de Rurre notre objectif. J'ai atteint mon but je suis aux portes de l'Amazonie.
Bizarre de se dire que le vélo c'est quasiment fini... |